Organic Pasifika
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‘Organic Pasifika’ arose from the belief of our diverse group of stakeholders that our traditional organic farming practices when strengthened, coordinated and shared will meet the changing needs of our region and peoples and carry us forward into the future.
 

Une jeune Fidjienne tente l’aventure du bio
Sunday, 29 June 2014 14:28
Alors que les premiers rayons du soleil réveillent la vallée de Sabeto, dans l’ouest des Fidji, Tokasa Vadrasola se lève et entame une marche de 20 minutes pour rejoindre ses plantations, saluant au passage d’autres agriculteurs qui partent aux champs. Une fois sur place, Tokasa se met à désherber et à travailler ses cultures. Il faut profiter au maximum de ces quelques heures de fraîcheur, avant que les rayons implacables du soleil ne sonnent l’heure de la pause du petit-déjeuner.

Voilà une scène champêtre comme on en rencontre souvent en Océanie, à une différence près : Tokasa est une jeune femme âgée de 22 ans à peine. Originaire de Sabeto, elle a choisi de se lancer dans l’agriculture, et plus précisément dans la production biologique de papayes.

À la fin de ses études secondaires au lycée de Vulinimono, Tokasa s’est d’abord consacrée aux tâches ménagères dans la maison familiale, tout en cultivant des choux et d’autres légumes dans un petit jardin potager, afin d’améliorer l’ordinaire de la famille. Puis à la mi-2013, elle a rejoint un groupe de 20 agriculteurs de la vallée de Sabeto pour former l’Association des producteurs de papaye biologique de Sabeto (SOPA), dont le but est d’obtenir une certification biologique et de pouvoir exporter sa production en Nouvelle-Zélande.

La SOPA bénéficie d’un soutien au titre d'un projet financé par le Fonds international de développement agricole (FIDA) et mis en œuvre par la Communauté océanienne pour l’agriculture biologique et le commerce éthique (POETCom) et le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS). Ce projet a pour but d’améliorer l’accès des petits exploitants océaniens aux marchés haut de gamme, grâce à l’octroi d’une certification biologique appropriée et reconnue, et à l’offre d’un soutien. Il facilite le développement de systèmes participatifs de garantie (SPG) visant à fournir une garantie bio crédible aux consommateurs à la recherche de produits biologiques et s’appuyant sur la participation directe des agriculteurs et des consommateurs et sur des normes de production biologique reconnues. Les techniques de production biologique employées par la SOPA permettant également de mettre en place des systèmes agricoles résilients au changement climatique et contribuant à en atténuer les effets, l’Association a également pu obtenir un soutien au titre du Projet de renforcement de la résilience climatique des systèmes de production alimentaire financé par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).

Tokasa Vadrasola cultive ses quelque 130 papayers biologiques sur une surface d’un peu moins d’un demi-hectare. Son exploitation étant en phase de certification biologique, elle n’emploie ni produit chimique ni désherbant. Elle reconnaît que le désherbage manuel est parfois fatigant, mais elle est convaincue que les méthodes de production biologique permettent d’obtenir des fruits de qualité supérieure, meilleurs pour la santé et plus sûrs que les produits de l’agriculture conventionnelle. Les membres de la SOPA se réunissent chaque semaine pour faire le point sur les avancées et en apprendre davantage sur l’agriculture biologique.

« Nous devons tous respecter les règles du SPG et de la norme biologique », explique-t-elle. « Nous devons veiller à ce qu’il n’y ait pas de déchets ou de plastique dans nos champs et prendre toutes les mesures pour obtenir une production de bonne qualité : taille, emploi de compost et d’engrais biologique, etc. Nous avons aussi appris à ensacher les fleurs pour récupérer les graines, car la conservation des semences joue un rôle fondamental dans l’agriculture biologique ». Les membres du SPG apprennent également à tenir des registres pour garder la trace de toutes leurs activités et à procéder à des inspections de leurs exploitations respectives, pour veiller au respect par tous des normes biologiques.

La SOPA compte actuellement 20 membres, dont 7 femmes. Quand on demande à Tomasi Draunimasi, responsable de la certification, de désigner les meilleurs agriculteurs du groupe, il s’exclame sans hésiter : « Les femmes ! Elles sont fiables et c’est elles qui travaillent le plus ! ». Tokasa Vadrasola s’empresse d’ajouter que les hommes de l’Association donnent parfois un coup de main aux femmes pour désherber et qu’il règne une bonne entente dans le groupe.

La première récolte de la SOPA commencera en septembre et Tokasa Vadrasola espère tirer un revenu régulier de l’exportation de ses papayes, d’abord pour aider sa famille, mais aussi pour faire quelques économies afin d’ouvrir un petit magasin dans son village. Elle explique que les membres de sa famille la soutiennent à fond dans son projet agricole et que certains d’entre eux viennent parfois l’aider dans son champ de papayers. Son conseil aux jeunes qui envisagent de faire de l’agriculture leur métier : « Il faut beaucoup travailler et respecter les règles. L’agriculture biologique, c’est beaucoup de travail, mais au final, ça en vaut vraiment la peine. »

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La POETCom est l’instance de référence de l’agriculture biologique en Océanie. Son secrétariat est hébergé dans les locaux de la CPS et son financement appuyé par le Projet Accroissement du commerce de produits agricoles (IACT) de l’Union européenne.

Caption : Tokasa Vadrasola aux petits soins avec ses papayers

 

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